| Ramzi Chamat
Genève, une ville où les logements libres sont rares, connaît une augmentation significative des bureaux vides, atteignant un niveau record. Les conversions de ces espaces en logements sont complexes et demeurent exceptionnelles, malgré une loi assouplie en 2015. Cet article explore cette situation paradoxale et ses implications sur le marché immobilier genevois.
Alors que Genève fait face à une pénurie de logements, le nombre de bureaux vides dans la ville a doublé en un an, créant un contraste saisissant dans le marché immobilier. Les zones périphériques perdent de leur attractivité, et les conversions de bureaux en logements restent rares, malgré une loi visant à encourager de telles transformations.
Le marché immobilier à Genève présente un contraste notable entre une offre abondante de bureaux vides et une rareté de logements disponibles. La surface de bureaux vides a atteint un niveau record, avec une augmentation significative en un an, particulièrement dans les nouveaux quartiers de Pont-Rouge et de l’Étang.
Les zones périphériques de Genève, telles que les régions de l’aéroport et de Blandonnet, sont de moins en moins attractives. Les entreprises cherchent des surfaces offrant un meilleur cadre de vie pour les employés, rendant les biens moins intéressants dans ces régions désespérément vides et décrites comme «sinistrées».
Malgré une pénurie aiguë de logements à Genève, les conversions de bureaux en logements demeurent exceptionnelles et complexes, même après l'assouplissement de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations en 2015. Cette pénurie met en lumière l'urgence de trouver des solutions innovantes pour pallier le manque de logements disponibles. Cependant, les obstacles à ces transformations sont nombreux. Les bureaux vides, souvent situés dans des zones d’activités, sont confrontés à des restrictions de sécurité et des risques industriels qui rendent leur conversion en logements difficile. Cette situation soulève des questions cruciales sur la manière de résoudre efficacement la crise du logement dans la ville, en utilisant de manière optimale les espaces disponibles.
La situation du marché immobilier à Genève est marquée par un contraste entre la pénurie de logements et l'abondance de bureaux vides. Les zones périphériques perdent de l'attractivité, et les tentatives de conversion de bureaux en logements sont confrontées à de nombreux défis. Cette dynamique soulève des questions importantes sur l'évolution future du marché immobilier dans la région.