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05 novembre 2026 — Ramzi Chamat

Mise à jour éditoriale :

Moins de 1 % de logements vacants : ce que cela change vraiment

OAKS GROUP | NEWS - Moins de 1 % de logements vacants : ce que cela change vraiment

Le taux suisse de logements vacants est passé sous 1 %. Ce signal mérite l'attention des locataires, acquéreurs et investisseurs, mais il ne suffit pas à choisir un bien ni à prévoir son rendement. L'essentiel consiste à distinguer la mesure statistique, les différences locales et les conséquences possibles pour chaque projet.

Illustration de couverture conceptuelle générée par IA, sans représentation d'un quartier réel.

1. Ce que mesure réellement le chiffre de 0,93 %

Selon le communiqué de l'OFS publié le 10 septembre 2026, la Suisse comptait 45 493 logements vacants au 1er juin 2026, soit 0,93 % du parc, maisons individuelles comprises. Le nombre recule de 6,1 % sur un an ; le taux passe de 1,00 % à 0,93 %.

Il s'agit d'un dénombrement à une date précise de logements vacants proposés sur le marché, pas du nombre total d'annonces ni de toute l'offre future. Les 34 690 logements vacants à louer reculent de 6,7 %, et les 10 803 logements vacants à vendre de 4,1 %.

2. Le marché suisse n'est pas un seul marché

Le même communiqué indique des taux cantonaux de 0,31 % à Genève, 0,20 % à Zoug et 3,35 % dans le Jura. Ces valeurs ne sont pas celles d'une ville, d'un quartier ou d'une catégorie de logements particulière.

Notre lecture : avant une décision, il faut rechercher des références correspondant au segment ciblé. Un logement familial, un studio et une maison éloignée des transports peuvent rencontrer des demandes différentes, même dans un canton où la vacance est faible.

3. Prix et loyers : ne pas mélanger les indicateurs

L'analyse UBS du 6 août 2026 rapporte, pour le deuxième trimestre 2026, une hausse annuelle de 3,6 % des prix des logements en propriété. Elle distingue les loyers proposés, en hausse de 2,4 %, des loyers existants, en hausse de 1,1 %.

Ces mesures portent sur une période différente du dénombrement de vacance. Elles ne démontrent ni une hausse identique dans chaque commune ni une possibilité automatique de relever un bail existant.

4. Traduire la tension en questions concrètes

Exemple hypothétique : un investisseur examine un appartement à rénover. Il ne déduit pas de la faible vacance nationale que son bien sera immédiatement loué au montant souhaité. Il vérifie les loyers comparables, les travaux, les délais, la concurrence locale et les règles applicables au bail.

Pour un acheteur occupant, la priorité reste le budget complet et l'adéquation du logement. Pour un locataire, préparer son dossier ne doit pas conduire à négliger les conditions contractuelles.

5. Perspectives 2027 : trois variables à surveiller

La demande, le financement et les livraisons de logements peuvent modifier l'équilibre. Ce sont des scénarios à examiner, pas une prévision chiffrée certaine.

  • Actualiser les données locales et leur date de référence.
  • Comparer les loyers réalisables, pas seulement les annonces.
  • Examiner les projets concurrents et leur calendrier.
  • Budgéter entretien, rénovation et périodes sans revenus.

Pour discuter de votre situation, contactez OAKS.

Sources et révision

OFS : logements vacants au 1er juin 2026 ; UBS : marché immobilier, analyse du 6 août 2026. Consultés le 5 novembre 2026. Révision éditoriale : 5 novembre 2026. Analyse générale, sans conseil personnalisé en investissement.

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